vendredi 15 janvier 2016

Chronique classique: Au bonheur des dames de Zola

Bonjour mes choux et oui, pour aujourd'hui j'ai décidé de parler d'un livre du fameux et inaccessible Emile Zola ! Je l'avais acheté lors de mes études et je répugnais un peu à m'y mettre car j'avais aussi les éternelles réticences. Pourtant il fallait bien et je l'ai ouvert. Curieusement j'ai adoré ! C'est le seul de la "série" les Rougon-Macquart que j'ai pu lire, je compte bien lire le reste un jour mais en attendant je vais vous parler de celui-ci.


Au bonheur des dames de Emile Zola


Résumé: 

Fin du XIXème siècle, les grands magasins parisiens révolutionnent le commerce. Denise Baudu, venue de sa province, en découvre l'univers turbulent. Vendeuse, elle monte en grade sous les ordres du directeur d'un de ces établissements, Octave Mouret. Relation singulière, puisque la jeune femme convertira finalement le cynique séducteur aux valeur de l'amour...


Mes impressions:

Aaaah Zola, terreur des élèves ! Je ne vais pas vous mentir dès le début: on a toujours une tonne de descriptions. Mais je les trouvais moins longues que dans d'autres romans et un peu plus attractive... Un peu hein, faut pas se mentir, une tonne de descriptions pour un étal, ce n'est pas ma tasse de thé non plus !
Pourquoi ce livre m'a plu malgré ses éternelles descriptions ? L'histoire ! Je ne la trouvais pas sans intérêt. Je ne m'attendais pas à grand chose en commençant ce livre et pourtant je l'ai fini en deux jours. On voit une jeune femme débarquer de sa province natale pour découvrir la ville, tout découvrir: la ville, ses codes sociaux, son langage... Ca change un peu des histoires qui se passent soit à la campagne soit en ville. Là on a un mélange subtil des deux. Elle a aussi des motivations pour la faire avancer, on la voit travailler dur, s'adapter malgré les obstacles. Puis bien sur on la voit tomber amoureuse. C'est une romance qui ne m'a pas fait soupirer d'ennui, je l'ai même trouvé distrayante ! Ca apportait un petit plus que j'ai beaucoup aimé.

Au final le style de Zola ne m'a pas dérangé. Certes avoir des listes de différents tissus et avoir le nombre exact de chaque étoffe ou habit, que ça soit du blanc ou des foulards, des mouchoirs ou de morceaux de tissus, j'ai apprécié. Peut-être parce que je ne connaissais pas autant de variété de tissus ? Ou bien est-ce parce que j'ai trouvé ça un peu marrant, je pouvais bien me représenter l'intérieur et l'extérieur du magasin en question, comment il s'est agrandi. Car on voit aussi le magasin s'étendre ! C'est aussi ça que j'ai apprécié. Ca ne tournait pas qu'autour des sentiments de Denise mais aussi de l'étendue du commerce et de l'impact qu'il a sur le public parisien.

Je ne pensais pas qu'un livre de Zola allait autant me réjouir à le lire et je le conseille vivement si les passages listés ne vous font pas peur ! Au "pire" vous pourrez les sauter, ça n'est pas forcément cela qui gêne (au bout d'un moment on s'en fiche un peu de ce qu'il y a sur l'étagère).

mardi 12 janvier 2016

Chronique: Valisar tome 1 de Fiona McIntosh

Bonsoir mes choux ! Comme annoncé, ce soir vous aurez droit à la chronique de la trilogie Valisar, le tome 1 pour le moment. Mine de rien j'ai plus à dire que ce que je pensais au départ !

Valisar, tome 1 de Fiona McIntosh


Résumé:

A la tête d'une terrifiante armée de mercenaires et de renégats, Loethar a déjà conquis deux nations, ne laissant dans son sillage que dévastation et vies brisées. Il convoite maintenant le royaume de Penraven. Mais, cette fois, le tyran veut davantage qu'une couronne, il rêve d'empire. S'il veut renverser le roi Brennus de Penraven, neuvième de la lignée des Valisar, c'est parce qu'il possède le pouvoir de soumettre entièrement les gens à sa volonté: un don sinistre que possèdent tous les héritiers valisars. Si Loethar s'imprègne de la magie de ces êtres d'exception, nul ne pourra plus l'arrêter.


Mes impressions: 

Par où commencer ? J'ai tant de choses à dire et tout est tellement compliqué que ça n'est pas simple à donner un avis pour ceux qui ne l'ont pas lu. Essayons de commencer par le style de l'auteur: en soi je le trouve plutôt sympa. Pas trop trash vu ce qui se passe, je m'attendais à quelque chose de bien différent (quoi ? Je l'ignore). Pourtant c'est une écriture simple et omnisciente, donc rien de bien nouveau sous ce soleil.

Parlons de l'histoire, là j'ai de quoi dire. Elle est incroyablement compliquée ! Je ne vais pas m'en plaindre, j'aime bien ce genre d'imbrication même si là je trouve qu'il y en a légèrement de trop. La lignée des Valisar et l'empreinte qu'elle a laissé pour moi n'est pas nouvelle mais j'aime ce genre de famille noble. Cependant, et ce qui rend les Valisar si intéressants à mes yeux, la lignée n'est pas épargnée par les défaut. Ils sont même jetés au visage du survivant de la famille, ce qui n'est pas chouette au vu de ce qu'il se passe. Ce qu'il se passe me direz-vous ? Un bain de sang, un massacre. Si bien que même moi j'en ai eu la nausée. Je ne plaisante pas, j'ai vraiment eu la nausée ! J'apprécie qu'il y ait des barbares dans une histoire, surtout aussi bien décrit que dans celles-ci. Habituellement ils fades et sont les idiots. Là on a affaire à un ennemi très intelligent. Voire trop même ! Bon i la été aidé pour un ou deux trucs, mais cet homme est beaucoup trop intelligent je trouve. Et surtout lui et son peuple (si on peut dire ça) sont sanguinaires. Il y a du sang et de l'action mais dans ce premier livre il n'y a QUE ça. Si bien que je me suis demandée si l'auteure n'est pas une psychopathe en puissance à la base.
Je sais apprécié la barbarie et les extrêmes quand ils sont bien décrits et utilisé avec parcimonie. Ca change, on n'a pas l'impression d'avoir un récit prude. Là c'est tout le contraire même si c'est bien décrit. En fait c'est ce qui me dérange. C'est TROP bien décrit, spécialement des actes si barbares et cannibales que ça m'a soulevé le coeur et m'a donné l'envie de fermer plusieurs fois le bouquin pour oublier le passage lu. Un peu c'est bien, ça met de l'originalité, beaucoup ça écoeure et ça met mal à l'aise le lecteur qui a l'impression de lire "Le cannibalisme et la barbarie pour les nuls".
Autre chose qui m'a ennuyé alors qu'habituellement j'apprécie: les secrets. On va de secrets en secrets, si bien que ça en devient presque grotesque à la fin. On découvre un secret qui nous dit "y a un autre secret là-bas !". En gros c'est une chasse aux trésors des secrets. Le moyens de se cacher pour un prince est un secret, ça ok. Par contre de sortir, c'est un autre secret. De ce que peut présenter le serpent sur la garde d'une épée, c'est un secret....Ca c'est inutile et débile. Donc voilà c'est de secret en secret, je pourrais presque dire littéralement parlant. Si bien que ça m'a épuisé.

Ensuite continuons vers les personnages. Il y a en a beaucoup que j'apprécie, même le méchant de l'histoire, enfin d'une autre façon. Bien sur il y a des pimbêches que je ne peux pas supporter puis des personnages comme Freath qui me font mal. J'ADORE Freath. C'est un homme courageux qui doit voir, dire et faire des choses inouïes pour sauver le prince héritier même s'il ne sait absolument pas ce qu'il devient. Cet homme a tout mon respect (oui je sais, il n'existe pas mais voilà ! Il est génial !). Cependant c'est en voulant vous dépeindre grossièrement les personnages que je me suis rendue compte d'une chose: les caractères changent tous et assez vite et surtout ils sont trop exagérés. Je m'explique !
Loethar est peint, au tout début, comme un homme sans pitié, un guerrier féroce et sanguinaire, bref une vraie brute. Sanguinaire il l'est mais curieusement beaucoup plus implicite et il nous est dépeint par la suite comme un homme raffiné avide de pouvoir (magique surtout) certes mais presque pacifique. Après pour lui je laisse le doute, au début nous le voyons comme le grand Ennemi avec un grand E (même s'il l'est toujours) donc à travers le camp des vaincus. Forcément par après on le voit réellement.
Maintenant j'attaque une incohérence malgré mon admiration pour le personnage: Freath. Il servait la reine et ses dirigeants savaient pertinemment que le royaume tomberait. La reine et le roi lui demande donc de se faire passer pour un traître et d'arriver à avoir les faveurs de l'ennemi. Jusque là, pas de problème. Il y arrive au début malgré ce qui se passe avec le roi, bon, pas trop de problème. Par contre il a affaire à Loethar, c'est-à-dire, un homme très -voire trop- intelligent. Ils ne se connaissent pas du tout et pourtant Freath arrive bien devant lui à tenir la route. Que ce soit dans les expressions, dans le ton de la voix. D'ailleurs ce sont des faits qui sont remarqués dans le récit. Freath lui-même ou Loethar sont surpris de voir ce qu'il arrive à faire ou à dire et avec quel aplomb.

...MAIS C'EST UNE AIDE ! Ok il a toujours garder son sang-froid....EN TEMPS DE PAIX !

Je trouve que malgré tout c'est trop exagéré le caractère pourtant fabuleux du personnage. Pareil pour Loethar qui est exagérément intelligent alors qu'il vient d'une tribu.
Autre personne dont j'ai évoqué l'existence: Leonel, le prince héritier. C'est une garçon de 12 ans qui a vu l'effondrement de son royaume, de son monde et la mort de ses parents et tout ça en deux-trois jours  de temps. C'est aussi un gamin qui trouve le courage de dire "C'est bon, je me vengerai plus tard, je le promet !" alors qu'il avoue que son père le mettait au courant des affaires royales depuis peu. C'est un gamin de 12 ans et même si je comprend que c'est un ado et donc qu'il est très en colère, qu'il ressente de la haine et de la sauvagerie à vouloir tuer le méchant de l'histoire, il n'en reste pas moins un enfant de 12 ans qui a à peine été mis au courant de certains secrets d'état et qui n'en mesurait pas l'importance jusque là. Okay, il est mature, ça arrive, ce n'est pas rare mais il est TROP mature. Surtout qu'il n'est pas seul, il est accompagné et protégé par Gavriel De Vis. Ce dernier est censé consacrer sa vie à Léonel pour le maintenir en vie jusqu'à ce qu'il devienne un homme. On nous peint au départ un jeune homme mature, qui sait s'amuser mais qui est fort et sait se battre tout ça avec un louche de courage par-dessus. Et pourtant il se fait marcher sur les pieds par un gamin de 12 ans qui a vu ses parents mourir devant lui. Certes il obéit à son prince mais au final il ne prend pas grand chose comme décision et il n'est là que pour jouer les armoires à glace (même s'il n'est pas taillé comme l'une d'entre elle et qu'il a 17 ans). D'ailleurs je trouve que ce personnage ainsi que celui de Freath sont bien malmenés comparé à d'autres et qu'ils sont accusés de tout alors qu'ils font tout pour tout arranger. Un peu ça me va mais trop ça a tendance à m'énerver.


Ma note: 5/10. Je veux bien lire la suite car je suis tout de même intriguée par l'histoire, il y a de bons personnages également qui me donne envie de voir la suite des évènements. Par contre l'exagération des caractères et l'histoire qui s'oriente trop à l'extrême et au sang m'ont bien douché quant à mon enthousiasme de départ. Si vous n'aimez pas les tripes et les boyaux qui sortent des ventres ainsi de comment ressort un être humain du four, je ne vous conseille pas cette lecture.
Par contre si ça ne vous incommode pas trop et que vous adorez les rebondissements et les complications de tous les complots, secrets et intrigues, prenez-le, il est fait pour vous !


P-S: Je sens que certains ont pu se poser la question: Comment ça j'aime la barbarie ? Par là je n'entends pas que j'aime bien ça, ce sont des actes répugnants bien évidemment ! Juste que dans une histoire pareille quand c'est bien écrit et respecté, on n'a pas affaire à des "c'est une armée, ils sont bêtes, ils rasent tout et tuent tout le monde !". Là on a vraiment affaire à un général malade d'esprit qui a une raison pour aimer ça. Certes ce n'est pas le ca,s après ça reste tout de même des militaires et certains disent bien qu'ils n'aiment pas tuer pour autant. Juste que leurs peuples et coutumes sont différents et plus brutes, comme l'étendue des Plaines qu'exigent d'eux. Après il reste des sauvages finis qu'on trouve partout mais ce n'est pas le cas de tous les personnages brutes et c'est ça que j'ai apprécié. Il y a une raison bien définie et bien respectée.



J'espère que ça vous a plu ! Je sais que c'est assez négatif dans l'ensemble mais je ne peux pas dire que je sois sortie de cette lecture complètement ravie. Après il faut noter tout de même que c'est seulement le premier tome, je verrai au second l'évolution de l'histoire et des personnages.

samedi 9 janvier 2016

Chronique classique: David Copperfield de Dickens


Bonjour mes choix et désolée !! Je ne chercherai pas d'excuses, j'ai complètement oubliée de vous mettre la chronique hier ! La reprise a été dure comme tout le monde mais je ne pensais que je serai aussi fatiguée en fin de semaine. Bref, c'est impardonnable ! ...Et vive la régularité que je voulais instaurer <<'.... Bon, quoi qu'il en soit, je vais réparer mon erreur de suite !
GF Flammarion, en deux tomes.

David Copperfield de Charles Dickens


Résumé:

David Copperfield est un enfant sans père. Ce dernier est décédé six mois avant sa venu et il grandit entouré de sa mère et de leur bonne et nourrice Peggotty. C'était un enfant choyé et bien élevé jusqu'à ce que sa mère se remarie avec le sombre Mr Murdstone. La soeur de cet homme vient aussi s'établir dans le domicile de feu Mr Copperfield et la vie de David devient un enfer. Il se fait battre, il ne joue plus vraiment et sa mère tombe vite malade. Malgré tout il est envoyé dans une école barbare et arrive tout de même à se faire des amis. La vie aura une autre saveur tout en le voyant grandir.

Mon impression: 

Encore une fois mon envie de lire cet ouvrage vient d'un dessin animé. David Copperfield avait été adapté en dessin animé et les personnages étaient des animaux (David un chat, Mr Micawber un singe, etc). Bien des années après je suis retombée sur cette cassette et je me suis mise à rechercher l'oeuvre d'origine. Une fois trouvé et acheté, je n'ai pas attendu très longtemps pour m'y mettre. Dévorée de curiosité je voulais à tout prix les découvrir. Je n'ai pas été déçu de l'achat !
Effectivement David Copperfield est un livre à peine dépressif ! Le pauvre se fait maltraiter, tombe sur des personnes très étranges et malgré le malheur qui peut y avoir, il trouvera tout de même une solution à tout. 
Ce qui m'a surtout émerveillé c'est le passage du village au bord de mer. Je trouvais ces moments si vivants, je m'imaginais tellement bien le "bateau-maison" que j'avais hâte de tomber sur ces morceaux là de l'histoire. En parlant de ce que je préférais, j'adorais Mme Peggotty et Mlle Trotwood que je m'imaginais que trop bien ! Je les trouvais amusante et des femmes fortes en plus de ça ! Ce qui n'était pas tout à fait le cas à l'époque.

Dickens écrit à la première personne, ce qui donne des airs de biographie et on voit presque tout à travers les yeux de David. J'ai trouvé ça intéressant de lire les sentiments qu'il avait, ce qu'il pensait ou croyait penser alors que nous, lecteurs, voyions très bien qu'il se fourvoyait ou non. On est beaucoup plus pris par l'émotion et tout ce qui le touche peut nous toucher aussi. Ses inquiétudes, on les ressent et on doute avec lui, ses colères peuvent aussi nous enflammer et sa tristesse nous déprime. Surtout au début pour la tristesse !
L'histoire même est franchement intéressante, on y trouve l'Angleterre et l'Ecosse de l'époque avec les codes sociaux inhérent au temps. Le charme anglais opère aussi, c'est une autre vision des choses et donc une écriture différente d'après moi mais très rafraîchissante. Pas aussi lourde que du Hugo mais plus dense que du Dumas.

Je vous le conseille tout de même car c'est un très bon ouvrage où l'on plonge dans une autre époque et dans une autre partie du globe et même si cette fameuse partie n'est pas loin, on sent le dépaysement.

mardi 5 janvier 2016

Première chronique de 2016: Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil

Bonsoir mes choux !!! Voici la première chronique de 2016 et comme vous vous en doutez, ça a un rapport avec l'article concernant le Japon. Après les fêtes j'ai voulu m'offrir un livre, même si à la base je voulais acheter la fin d'une série que mon adorable chéri m'avait offert à noel (enfin le début de la série !). N'ayant pas trouvé, par "désespoir" je me suis lancée dans la littérature nippone et quand je me suis dit que j'allais le lire vite pour vous en faire une chronique, j'ai fait l'article concernant cette autre passion.
J'ai fini le livre, il n'était pas très épais et il m'a pas mal intéressé.

Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil de Haruki Murakami



Résumé:

Hajime est un homme accompli, père de famille et heureux propriétaire d'un club de jazz de Tokyo. Lorsqu'un beau jour son amour d'enfance, Shimamoto-san, surgit dans son bar. Les retrouvailles avec cette femme insaisissable, qui n'apparaît que les jours de pluie, plongent Hajime dans l'abîme d'une quête obsédante, contre la course du temps et des sentiments...


Mes impressions:

Ce n'est pas le premier livre que je lis de cet auteur, le premier étant Autobiographie d'un coureur de fond. C'est effectivement son autobiographie mais à travers le coureur de fond qu'il est, ce que j'ai trouvé tout à fait original. Outre cela je le connaissais pour être un des grands noms contemporains de la littérature japonaise. Du coup je me suis lancée et j'ai acheté son livre que je me suis empressée de lire. Je n'ai pas été déçue du voyage !
Je ne parle pas forcément par métaphore en disant cela, le bouquin m'ayant vraiment fait voyager et pour ces raisons: tout d'abord pour le style ! Le style japonais est particulier et je le trouve généralement rempli de poésie. Murakami ne fait pas exception à la règle et j'aime énormément l'ambiance "zen", tranquille qui s'en dégage. Il fait aussi voyager dans le sens où c'est un auteur japonais qui écrit le quotidien un peu bousculé par la vie d'un autre japonais. Toutes les habitudes sont purement nippones, la façon de travailler également (qui est déjà bien différente d'un emploi de bureau). De ce fait j'ai trouvé ça très intéressant à lire, espionnant presque le quotidien si différent du mien et pourtant que plusieurs millions de personnes effectuent.
Entrons dans la manière d'écrire: outre la forme, je veux parler du fond. C'est écrit à la première personne ou, en tout cas, c'est traduit ainsi, ça ne dérange pas mais je trouve que c'est un fait assez rare qui mérite d'être souligné. Le personnage principal est donc le narrateur de l'histoire et on le voit évoluer d'à peu près ses douze ans jusqu'à ses trente-sept ans. Bien sur il nous fait part des différents paliers de sa vie ainsi que ses expériences sexuelles.
Pourquoi je vous parle de ça ? Pour la simple et bonne raison que j'ai été très surprise ! Dans la vie de tous les jours et pour ceux qui s'intéressent aux coutumes du pays, ce n'est pas nouveau de voir les japonais hyper prude. Ils ne vont pas parler de sexe aussi ouvertement que les occidentaux même si les love hôtel, sex shop et compagnie sont présents et ancrés dans la vie japonaise. Ca fait partie intégrante de leur vie mais ils n'en parlent pas ouvertement. Ce paradoxe est si déroutant et je ne pensais pas du tout le retrouver dans le récit. C'était débile de ma part, en soi c'est bien normal qu'un ado parle de ses premières expériences sexuelles, c'est ce qui marque le plus. Je pense que je ne m'attendais pas à des mots aussi crus en fait. Ce n'était pas vulgaire mais cru. L'auteur ne tourne pas autour du pot, il utilise les mots simplement, je dirai "qu'il appelle un chat, un chat". De ce fait le récit touche beaucoup plus le lecteur et vu que ce qui arrive dans l'histoire, ça m'a quelque peu déprimé XD.
Est-ce encore une fois la traduction qui a un rôle à jouer dans ce style si particulier ? Ou bien est-ce tout simplement le style japonais, à la fois simple mais pleins de contradictions et de paradoxes ? Ou bien est-ce encore tout simplement le style de l'auteur ? Je l'ignore, je suis novice question littérature japonaise mais je lirai plusieurs autres auteurs pour me faire une idée.

Vous pourriez me dire "mais c'est tout ?" et bien oui...L'histoire est certes intéressante mais assez banale tout de même. Les déboires de la vie d'un homme japonais n'est pas forcément palpitant mais si vous voulez découvrir le quotidien et peut-être même les pensées d'un japonais légèrement atypique, je vous conseille vivement ce livre !

J'en viens au titre: dans le réciti l est énormément question de musique. Surtout de jazz et de musique classique. Ce titre évoque des paroles de chansons et les réflexions qu'ont pu faire le protagoniste et son amie d'enfance. C'est habilement mené et la discussion, surtout sur "à l'ouest du soleil" est belle à entendre et ça explique beaucoup de choses pour la fin du livre !



Ma note: 7/10. J'aime beaucoup même si le style simple de l'auteur peut surprendre et parfois désagréablement, comme si on était un intrus dans la vie privée de quelqu'un d'autre. Outre cette sensation de malaise et l'absence de descriptions physiquement parfois le bienvenue, c'est un bon livre qui met en avant les différentes expériences de la vie d'un japonais avec un quotidien qui est totalement différent du nôtre, nous occidentaux que nous sommes.

lundi 4 janvier 2016

Premier article de 2016 ! Les bonnes résolutions !


Bonne année 2016 mes choux !! Bonne santé également ! J'espère que les fêtes se sont bien passées, que vous en avez profité un max et que l'année qui vient vous réserve de belles surprises ainsi que de belles aventures livresques !

Comme beaucoup de blogueuses et de blogueurs, je vais un peu parler des bonnes résolutions que j'ai prise, spécialement celles qui touchent le blog.

J'ai énormément de passion, je veux faire et mettre en place énormément de choses et ce n'est pas si simple d'organiser tout ça ! Pour ce qui est du blog, pour le moment le rythme me convient, je peux facilement le tenir, surtout maintenant que les fêtes sont passées. Du coup pas de changement d'horizon de ce côté.
Je compte mettre une PAL, que vous pourrez consulter et n'hésitez pas à me conseiller des livres que je mettrais sûrement dedans, je serais ravie d'apporter de l'eau à mon moulin spécial bouquin !

Comme beaucoup de chroniqueurs et de chroniqueuses, c'est la saison des challenges. Je ne suis pas une experte vu que je viens à peine de me mettre sur la blogosphère et qu'ils me restent énormément à apprendre là-dessus mais je vais essayer d'en avoir également. Ayant un emploi du temps qui se charge assez vite, j'ai trouvé que le principe de Mini-Challenge des Petits Mots de Saefiel était génial et je compte l'adopter en changeant quelques petites choses ici ou là pour adapter à ce que j'ai chez moi. L'article le concernant viendra pendant la semaine je pense ^^.

Ce sont surtout les plus "gros" changements que je compte faire pour le moment. Bien sûr je ferai en sorte d'être beaucoup plus présente et réactive, d'aller commenter les blogs des copines, ce que je n'ai pas eu vraiment le temps de faire et de découvrir et élargir mes horizons de lecture !

J'espère que je tiendrais tout ce que je veux faire, pour le blog, ce n'est pas encore compliqué, je n'en suis qu'au début et pour le moment, avec le reste des résolutions, ça va très bien. Des nouveautés émergeront plus tard dans l'année, bien entendu, mais pour le moment elles n'ont pas fait jour dans mon esprit ! Si vous avez des idées et des envies n'hésitez pas à m'en parler, ce blog est avant tout un échange et vous devez certainement avoir pleiiiins de bonnes idées auxquelles je n'aurai jamais pensé !

Pleins de bisous à vous mes choux et prenez soin de vous !

mercredi 30 décembre 2015

Courrier spécial n°2: le Japon


Bonsoir mes choux ! Ce n'était pas prévu au programme et je vais vous raconter un peu ma vie mais je voulais vous faire connaître quelque chose avant la prochaine chronique de mardi.

Ca fait quelques années que je suis fan du Japon. Alors oui, j'ai connu ce pays grâce aux jeux vidéos et aux mangas bien que les dessins animés de l'époque m'ait déjà ouvert une large voie d'accès. En regardant des animes justement j'ai voulu un peu mieux connaître ce pays qui me semblait si attrayant car si différent. Je ne me suis pas contenter de prendre que le meilleur côté du pays du soleil levant, j'en ai accepté les mauvais également. Je n'y suis jamais allée et c'est un de mes grands rêves de pouvoir voyager jusque là-bas mais en attendant je me documente autant que je peux dans les librairies et autres grands magasins.

Le manga est déjà une lecture en soi: il y a pour tous les goûts et tous les âges; mais ce qui a commencé à m'intéresser ça a été la littérature japonaise. Jusque là je n'en avais peu ou pas entendu parler et pourtant je me doutais bien que c'était différent encore de chez nous. Seulement étant tellement novice dans cette section je ne savais pas par où commencer. En fait j'ignore toujours maintenant. J'ai demandé conseil à des personnes beaucoup plus renseignées que moi sur le sujet mais mis à part les goûts personnels de chacun et une tonne de bouquins, j'avoue avoir été douché et toujours aussi paumée. Pourtant quand je passe devant cette section, elle me fait grandement envie ! J'ai donc décidé, il y a peu, de me prendre en main ! A défaut de pouvoir trouver des ouvrages japonais ça faisait un moment que je me procurais plusieurs magazines spécialisés sur le Japon. Planète Japon et Japan Lifestyle sont les deux magazines que je suis. Ca peut faire "nunuche" mais il n'empêche qu'ils proposent des ouvrages trouvables et peu chers avec un résumé, ce qui aide énormément quand on ne sait pas quoi choisir ! (et je vous les conseille, ça ne parle pas énormément d'anime ou de manga pour ne pas dire pas du tout pour l'un !)

Ce qui m'a vraiment fait le déclic pour regarder de plus près dans les magazines: j'ai lu un livre de Murakami. Grand auteur connu et de notre temps, j'avais tout de même un peu peur de me lancer dans la lecture d'un si grand nom et de ne pas aimer. Ce livre je ne l'ai pas acheté, une ancienne collègue de boulot déménageait et nous a proposé de prendre les bouquins qui nous plaisaient. Autant vous dire qu'elle n'avait pas eu à me le dire deux fois ! J'ai sauté sur l'occasion et je me suis mise à le lire. En plus je m'étais attaqué à son autobiographie (ce que je ne lis généralement pas). Hey bien j'ai été surprise ! J'ai bien aimé ! Du coup, pourquoi ne pas découvrir encore plus de ce que la culture japonaise avait à m'offrir ?

Je vous raconte ceci car ma passion pour le Japon est réelle. J'aime beaucoup ce pays avec ses défauts comme ses qualités, j'aime pouvoir regarder tout ce que ça m'apporte et avoir plus de connaissance car j'ai pris la peine de les connaître et de savoir les apprécier. Aujourd'hui j'ai voulu me faire un petit cadeau livresque et même si ce n'était absolument pas prévu que j'achète ça, je me suis lancée dans un autre Murakami "Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil". Ce n'est pas épais, j'espère que je vais aimer et j'essaierai de le finir avant mardi car j'aimerai faire ma chronique là-dessus.

Voilà pour ce soir ! Je voulais également vous dire que la chronique classique est encore incertaine pour ce vendredi. J'ignore si j'aurai le temps ou non, à priori oui, mais ne vous étonnez tout de même pas si vous ne voyez rien.

Bonne soirée mes choux !

mardi 29 décembre 2015

Chronique-Roverandom de Tolkien

Bonsoir mes choux ! J'espère que vous avez passé de belles fêtes de noel et que le Père Noel vous a gâté ! Pour ma part il a été très généreux et il m'a aussi apporté des livres. Que serait un noel sans un livre de Tolkien le 25 décembre au pied du sapin ? De tous les livres que j'ai reçu j'ai commencé par celui-ci car c'est le moins épais de tous et je trouvais que finir l'année sur une note bon enfant serait une bonne idée.

Voici un petit contexte: J'ai l'édition pocket et avant l'histoire qui nous intéresse il y a une introduction. Pour ceux et celles qui ont suivi d'autres de mes chroniques vous savez que je ne suis pas friande d'introductions ou de préfaces. Mais "c'est du Tolkien" donc j'ai voulu la lire. Je me suis bien vite arrêtée et je vous conseillerai de faire de même. Bien que l'introduction est très intéressante elle spoile tout le récit et les moments clés de l'histoire. Pour éviter le drame je n'ai pas continué et ai démarré le conte.
Pour vous éviter les révélations dont on se passe agréablement je vous met la partie intéressante: celle qui raconte comment le roman a été formé. Roverandom n'est pas apparu comme ça, d'un coup, dans l'imaginaire de Tolkien. En fait c'est lors de vacances au bord de la mer avec sa femme, son fils aîné John 8 ans, Michael 5 ans et Christopher même pas un an que cette histoire lui vint en tête. Michael adorait les chiens et avait une petite figurine d'un chien en bois qu'il adorait et emmenait partout avec lui. Sauf qu'un matin, voulant faire des ricochets avec son père et son frère, il pose son petit chien sur des galets et eût tôt fait de le perdre. Ils cherchèrent le jouet en vain. Le soir une violente tempête éclate et pour rassurer ses fils et consoler, par la même occasion, Michael de la perte du chien, il invente l'histoire de Roverandom. Par la suite c'est même John qui voudra en écouter davantage sur les incroyables aventures du chien-jouet que son frère. Le livre est dédié à Michael, bien sur l'histoire n'était pas aussi complexe qu'elle ne l'est aujourd'hui, Tolkien en a beaucoup rajouté par la suite.

Voilà, il me semblait assez important de rapporter tout ça à votre attention, on comprend mieux certaines références, outre qu'il ait pu prendre dans les contes populaires d'Angleterre ou dans la mythologie nordique. Dans les éditions pocket il y a des notes, de quoi lire en plus !
 

Roverandom de J.R.R. Tolkien 


Résumé:

Rover, un chiot, a mordu un sorcier. Pour le punir, ce dernier le transforme en jouet et le met en vente. Offert à un petit garçon, Fistondeux, Rover découvre qu'il prend vie la nuit venue... Il finit par s'échapper et rencontre un mage qui l'envoie sur la lune pour retrouver sa forme initiale. Là-haut, Rover, devenu Roverandom, croisera nombre de personnages fantasques et vivra d'incroyables aventures...

Mes impressions: 

Que j'aime la façon d'écrire de Tolkien ! C'est avec une grande joie que j'ai commencé ce petit livre. J'ignorais tout le contexte autour de l'histoire aussi l'ai-je apprécié davantage quand j'ai lu le début de l'introduction. Outre cela l'histoire est absolument incroyable avec luxe détail pour certaines parties.
J'ai beaucoup aimé le passage sur la lune ! J'imaginais la tour du Lunehomme et cette surface immaculée d'un côté et sombre de l'autre. Le fait que la lune soit ronde et la Terre soit plate ne m'a pas dérangée. En fait ça m'a même fait sourire, j'imaginais bien dans mon esprit comment Rover était au bord du monde.
Ce que j'ai pu voir aussi: Tolkien devait être fan des dragons ! Il en a fait une conférence, il en parle tellement dans ce livre ! Et ce ne sont pas des gentils dragons mais ces créatures gigantesques qui terrifient mais fascinent également. Tout ce livre a été fait pour les enfants. C'est à moitié écrit à la première personne, l'autre à la troisième, aussi avais-je vraiment l'impression que l'on me contait une histoire plus que je ne la lisais ! D'ailleurs on peut voir de nombreuses fois "papattes" pour les pattes de Rover. Il y a des termes qui ne trompent pas et c'est à se demander si ça ne vient pas du texte original, comme s'il avait vraiment transposé ce qu'il avait dit à l'écrit.
Autre bon point: il y a quelques dessins qu'il a fait ! J'ai été très contente de revoir sa "patte" et le dessin que je trouve absolument magnifique est celui des profondeurs de la mer, là où se trouve le palais. Je l'ai trouvé fabuleux et ça a encore ajouté à mon imaginaire que je m'étais fait du lieu !

Bref une heureuse lecture et je vous conseille vivement à le lire à un enfant, il y a de quoi le faire rêver et il n'y a rien à changer !


Ma note: 9/10. Seul petit, minuscule, très très léger bémol: en tant que française les notes m'ont été bien nécessaire pour certaines références de contes anglais que j'ignorais, cassant parfois la lecture. Sinon je le recommande chaudement aussi bien pour vous que pour vos enfants !